La privatisation de la Française des jeux, un pari risqué



Le joyau des entreprises publiques fait son entrée en Bourse ce jeudi 21 novembre. Il s’agit d’un test pour le gouvernement, juge ce journal autrichien, qui se souvient de l’échec de privatisations passées.

C’est un rituel matinal pour certains Français : avant de s’accorder un café ou un pastis au comptoir du bistrot, on achète des cartes à gratter de couleurs vives portant la mention Cash, Black Jack ou Astro. Bien sûr, on ne gagne pas toujours. Malgré tout, 21 millions de citoyens, un tiers de la population, jouent aux jeux de la Française des jeux (FDJ).
Ils pourront désormais jouer en Bourse avec des actions de la société. En effet, le gouvernement privatise la FDJ, joyau des entreprises publiques, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros et plus de 170 millions de bénéfices l’année dernière. La part de l’État dans le capital va passer de 70 à 20 %.

Une réponse financière

La raison de cette privatisation est purement financière. Le président Emmanuel Macron fait, depuis peu, de gros efforts pour maîtriser quelque peu les dépenses de l’État. Au début de cette année, il avait ouvert les coffres en grand pour satisfaire les revendications des “gilets jaunes”. La France ne respectera donc pas cette année les 3 % de déficit maximum imposés par l’Union européenne. La dette publique se rapprochant dangereusement du seuil

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Stefan Brändle

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Journal libéral dans l’esprit du quotidien français Libération, imprimé sur feuilles roses, Der Standard pratique une politique de suppléments vivants et variés.
Depuis son lancement sur Internet, en février 1995, il a

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