homosexuel, il a dû quitter l’Ouganda



« La seule chose qui me venait à l’esprit, c’était que je suis vivant, je ne suis pas mort.« 

Arrivé à Paris en juin 2013, Joel Ssepuya a été contraint de quitter l’Ouganda, son pays d’origine. La raison ? Il est homosexuel. Et dans ce pays est-africain, les relations entre personnes de même sexe sont réprimées par de très lourdes peines de prison. En effet, malgré l’abandon de la loi « Kill the Gays » en 2014, la communauté gay ougandaise vit des heures bien plus dangereuses encore. « Je n’ai jamais rêvé de quitter mon pays (….) mais je voulais sauver ma vie« , souffle-t-il.

Je n’ai plus peur et je n’ai plus honte de dire qui je suis.

Joel n’a pas un souvenir apaisé de sa venue en France. Après son arrivée à Gare de Lyon, c’est surtout l’errance et la confusion qui lui viennent à l’esprit. « Je devais réfléchir à ce que j’allais faire après« , confie-t-il. Sans situation financière stable, le jeune homme a dû « survivre ». D’abord logé par une amie dans le 2ème arrondissement de Paris, il a dû se battre pour que l’OFPRA lui accorde une protection internationale au titre de l’asile constitutionnel. « Le temps d’obtenir tes papiers et d’intégrer le système, le problème c’est que tu n’as pas d’argent« , fait-il valoir.

En dépit de son arrivée incertaine en France et d’un temps d’adaptation pénible, Joel a réussi à gagner le goût de la liberté, celui qu’il a toujours souhaité avoir en Ouganda. En vain. « J’ai découvert de nombreuses libertés en m’habillant comme je voulais, en étant qui j’étais, en disant tout ce que je voulais, juste en étant moi-même. » Aujourd’hui, Joel travaille et trouve même le temps de faire du théâtre et de poursuivre ses activités de militant.



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