Mohammad seul sur le sable, les yeux en haut



  • Walid Mohammad est capitaine des Émirats Arabes Unis
  • Il espère une première qualification pour les quarts de finale
  • FIFA.com revient sur son parcours et sur les raisons qui le poussent à jouer

Quand Walid Mohammad entrera dans le stade de la Coupe du Monde de Beach Soccer « Los Pynandi » le 22 novembre pour affronter le Bélarus, il pensera à son père, Mohammad.

Mort des suites d’un cancer il y a deux ans, il était le premier soutien de son fils. Walid a passé une année entière aux côtés de son père malade, hors du jeu, regardant de loin son équipe participer à des compétitions internationales. Son père l’a poussé à « retourner jouer, retourner jouer, retourner jouer ».

Capitaine de l’équipe, il évoque chaque aspect de sa vie avec détermination et conviction. « Je suis né pour jouer au beach soccer », raconte Walid Mohammad à FIFA.com. « Je suis né dans le sable, à Dubaï. J’ai grandi tout près de la plage. J’ai eu plusieurs fois l’occasion de jouer à onze, mais quelque chose m’a toujours attiré : je voulais jouer pieds nus. C’est tout ce que je voulais. Si j’avais décidé de jouer dans un club à onze, peut-être que mes revenus seraient meilleurs et que j’aurais une vie luxueuse, mais ce n’est pas ce qui me représente. Et je n’aurais peut-être pas eu l’occasion de représenter mon pays à une Coupe du Monde. »

Walid Mohammad of UAE celebrates

« Sois meilleur demain »

Pendant trois ans, il quittait la maison à 6 heures du matin et terminait sa journée à minuit, en jonglant entre son diplôme en gestion des ressources humaines – avec une note de 97/100 -, son travail et ses entraînements avec l’équipe de beach soccer. Il voyait rarement sa famille et ses amis, mais se pliait à cette routine en se disant chaque jour « Sois meilleur demain ».

« Si quelqu’un veut faire quelque chose de sa vie, il doit prendre ses responsabilités et tout prendre au sérieux. La responsabilité ne peut venir de personne d’autre. Si vous donnez 100 %, vous obtiendrez 100 % en retour », explique celui qui, au milieu de cette organisation folle, pouvait compter sur le soutien de ses collègues de travail. Plus de 40 d’entre eux ont pris un bus pour venir le voir jouer à la Coupe Intercontinentale.

Assis juste à côté

Dans le Groupe C, les Émirats Arabes Unis affronteront le Bélarus, néophyte, l’expérimentée Russie, et le Sénégal, champion d’Afrique en titre. Les Émiratis n’ont jamais dépassé le premier tour de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, mais Walid a de bonnes raisons d’être optimiste et de croire qu’ils pourront enfin atteindre les quarts de finale.

« C’est une grande responsabilité d’être capitaine, » avoue-t-il. « Si nous gagnons, je serai le dernier à m’en attribuer le mérite. Tout ce qui importe, c’est mon équipe. Si nous perdons, je serai le premier à blâmer. Je suis prêt à me sacrifier le premier », assure-t-il, tout en promettant que, quelle que soient les performances de son équipe, il fera tout pour rendre son père fier. « Chaque fois que je joue, je sais qu’il est assis là, juste à côté. »

Walid Mohammad with his late father Mohammad



RMCSport

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