Les États-Unis prêts à en découdre



  • Absents depuis Tahiti 2013, les USA de retour en Coupe du Monde de Beach Soccer
  • Le sélectionneur Eddie Soto analyse son groupe pour FIFA.com
  • Il compare son équipe avec celle de la Coupe du Monde de la FIFA, Italie 1990

Les États-Unis sont de retour. Absents des deux dernières éditions de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, les Stars and Stripes se préparent à repousser leurs limites quand ils entameront leur parcours dans le Groupe A de Paraguay 2019 la semaine prochaine.

Les Américains ont validé leur billet en s’imposant sur le Salvador aux tirs au but en demi-finale du Championnat de Beach Soccer de la CONCACAF 2019 disputé à Puerto Vallarta, au Mexique.

« Nous avons joué de malchance lors des qualifications pour Bahamas 2017 », déplore le sélectionneur américain Eddie Soto au micro de FIFA.com. « Le carton rouge reçu par notre capitaine dans un match décisif y a été pour beaucoup. Nous possédons un groupe expérimenté, avec des éléments comme Nick [Perera], Chris [Toth], Oscar [Reyes] et Jason [Leopoldo]. Les joueurs se connaissent depuis un moment, ils ont intégré le système de jeu et le collectif fonctionne bien. »

Les États-Unis abordent leur cinquième participation à l’épreuve (2005, 2006, 2007, 2013 et 2019). Jusqu’ici, ils se sont toujours arrêtés en poule.

« C’est difficile de réunir tout le monde », explique Soto. « Nous avons tous des calendriers différents. Il n’y a pas de mystère : plus on joue, plus on progresse. Cela me rappelle la Coupe du Monde 1990 en Italie, où l’équipe américaine se composait d’un mélange d’amateurs et de professionnels. »

L’équipe américaine vue par Soto

Sur le plan régional, les États-Unis viennent juste derrière le Mexique en termes de participations, puisqu’El Tri fera sa sixième apparition à Paraguay 2019. Quelles différences Soto voit-il entre son équipe actuelle et celle de 2013 ?

« Nous avons un peu vieilli, nous sommes moins dynamiques », admet-il. « Notre jeu de possession s’est nettement amélioré. Nous avons appris la patience. Nous préférons dicter le rythme et construire, plutôt que de passer directement à l’offensive. C’est toujours dans notre ADN, mais maintenant, nous devons parfois nous modérer pour gérer plus efficacement les phases d’attaque et de retrait. C’est l’avantage d’aligner une équipe expérimentée qui comprend bien mieux le jeu, surtout au niveau international. »

Soto a fait appel à cinq anciens de Tahiti 2013, Nick Perera, le gardien Chris Toth, Alessandro Canale, Jason Leopoldo et Ryan Futagaki. Il espère que ses hommes ont retenu la leçon de la défaite 2-6 subie aux mains du Mexique en finale du championnat de la CONCACAF, qui les a vus encaisser six buts en six minutes dans la dernière période.

« Nous sommes ici pour gagner la Coupe du Monde. Nous devons marquer. Nous sommes très bons en attaque, nous nous créons beaucoup d’occasions, donc tout repose sur la finition. Quand nous prenons l’avantage, nous devons le conserver et ne rien concéder dans les moments clés. »

Pour se préparer à Paraguay 2019, les Américains se sont mesurés à Tahiti et à l’Italie. Dans les deux cas, ils ont perdu dans la prolongation, après avoir mené 3-0.

« Il nous faut apprendre à surmonter les moments difficiles, la pression de la Coupe du Monde ou les décisions prises à notre encontre. Tout cela vient avec l’expérience et j’espère que le groupe a retenu la leçon. »

Les adversaires de groupe des États-Unis vus par Soto

Suisse : « Angelo Schirinzi est l’un des meilleurs entraîneurs du monde. Il est rompu aux Coupes du Monde. Son équipe sera parfaitement préparée. Je ne crois pas que les Suisses aient beaucoup d’informations sur nous. Ils seront peut-être moins dynamiques que nous, c’est un éventuel point faible à exploiter. Nous pouvons les battre. »

Japon : « Le Japon dispose de l’un des joueurs les plus talentueux de la planète en la personne d’Ozu Moreira, qui est aussi redoutable en attaque qu’en défense. Ses joueurs sont rapides et dynamiques. Comme la Suisse, c’est une équipe que nous avons rencontrée et vaincue par le passé. Je n’aurais pas pu rêver de meilleurs adversaires pour nos deux premières sorties. »

Paraguay : « Le match contre les hôtes sera le plus difficile. Je ne connais pas bien cette équipe, nous ne l’avons jamais affrontée. Comme elle jouera à domicile, elle jouira du soutien des tribunes. »



RMCSport

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