Un « bébé Trump » gonflable crevé par un supporter de Donald Trump aux Etats-Unis


Il est devenu un symbole de nombreuses manifestations anti-Trump à travers le monde. Un « bébé Trump » gonflable a connu une triste fin samedi 9 novembre, lorsqu’il a été lacéré par un supporter du président américain à Tuscaloosa en Alabama. Le ballon avait été déployé non loin d’un stade de football américain dans lequel Donald Trump assistait à un match.

« L’attaque » a eu lieu peu avant le coup d’envoi. Selon le « Washington Post », la police a identifié le suspect comme étant Hoyt Hutchinson, 32 ans. Il a infligé une longue lacération au ballon avant de s’enfuir, puis d’être arrêté.

Dans une vidéo postée sur Facebook après sa libération sous caution, Hutchinson a précisé que « si c’était à refaire, [il] le referai[t] ». Quelques heures après, une collecte en son nom a été lancée sur le site GoFundMe afin de payer sa caution et ses frais d’avocat, rapporte le « Post ». Ce dimanche, elle avait récolté près de 25 000 dollars.

« Il est rare de voir ce genre de colère »

Robert Kennedy, un organisateur qui avait apporté le ballon géant à Tuscaloosa, a confié qu’il l’avait accompagné à des manifestations à de nombreuses reprises, mais qu’il n’avait jamais été témoin d’une attaque contre celui-ci. « Il est rare de voir ce genre de colère », a-t-il confié.

Ce « bébé Trump » avait été amené en Alabama en prévision de la venue de Donald Trump. Nic Gulas, un des organisateurs de la manifestation avait lancé une collecte pour faire venir le ballon géant devant le stade. En deux jours, il avait pu réunir 7 882 dollars.

Des versions de ce ballon gonflable de 6 mètres de haut, dessiné par Matt Boner et caricaturant Donald Trump en bébé orange en couche-culotte, ont été aperçus dans plusieurs manifestations contre le président depuis juillet 2018. Il avait ainsi fait une apparition à Londres lors d’une visite du président américain. Leo Murray, activiste responsable de ce happening avait confié vouloir s’adresser à Donald Trump « dans le seul langage qu’il comprend, l’insulte personnelle ».





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