« Moi, Virginie, noyée dans l’alcool »


C’est une question encore tabou que celle de l’alcoolisme au féminin – phénomène pourtant de plus en plus grave. Raison de plus pour l’évoquer ce samedi 9 novembre, toute première journée de sensibilisation et de prévention à l’alcoolisme des femmes par l’exemple de Virginie Hamonnais. Cette jeune femme de 40 ans raconte dans un ouvrage poignant comment ce fléau lui est tombé dessus, combien il a fallu lutter pour en sortir. Rencontre.

Cet article a déjà été publié en octobre 2019

C’est un flot de paroles difficile à interrompre. Dès qu’on la retrouve chez elle, à Authiou, un village bourguignon, elle parle. Elle parle du potager qu’ils ont planté, son compagnon et elle, des travaux effectués dans cette maison de famille, du bonheur de vivre à la campagne, mais aussi, et surtout, de sa danse macabre avec l’alcool. Virginie Hamonnais, 40 ans, revient de loin. La vodka, la bière, le vin n’ont plus de secret pour elle. Sur ce sujet tabou, l’alcoolisme féminin, cette jolie brune a écrit un livre poignant, « Noyée dans l’alcool », qui vient de sortir aux Editions Max Milo. Elle raconte :

« Les femmes malades de l’alcool ne sont pas celles que l’on croit »

« Après avoir arrêté de boire, le 18 novembre 2018, je faisais des cauchemars où je revivais mes hospitalisations. C’était toujours la même scène, moi, sanglée sur un lit, les mains et les pieds attachés. Une nuit d’insomnie, j’ai ressenti le besoin de la coucher par écrit. Le reste a suivi… »

« Le reste », c’est une descente aux enfe

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L'Obs





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