« Le CCIF a une approche très antirépublicaine et très communautariste »



Que vous inspire cet appel à manifester le 10 novembre contre l’islamophobie, signé par de nombreux responsables politiques de gauche (Jadot, Mélenchon, Hamon…) ? Vous êtes-vous posé la question d’y aller ?

J’étais en déplacement à Jérusalem quand a été publié cet appel, j’ai exclu d’entrée d’y participer car j’ai un énorme problème avec ce terme d’islamophobie. Il est très ambigu, très flou et il y a derrière des formes d’instrumentalisation politique. Ce que certains nomment islamophobie, ce ne sont pas parfois des manifestations de haine mais simplement l’application des lois de la République, en particulier la loi de 2004 sur l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires à l’école, au collège et lycée. Quand je vois par exemple les tweets du CCIF – le collectif contre l’islamophobie en France, l’un des initiateurs de cet appel – les masques tombent : il parle dans un tweet des « dispositifs d’exclusion mis en place depuis 2004 ». Et 2004, c’est quoi ? L’année de mise en place de cette loi.

Il ne faut pas être dupe de la volonté du CCIF de profiter d’un moment de tensions pour remettre à l’agenda des revendications qui sont très politiques et qui pour le coup ne me semblent pas très républicaines. C’est aussi ce que dit un autre des signataires de cet appel, Madjid Messaoudene [élu à Saint-Denis, NDLR], quand il affirme dans l’émission Quotidien que la loi de 2004 est liberticide parce qu’elle viserait les femmes voilées. Il oublie que c’est une loi qui ne s’appli

Pour lire les 89 % restants,
testez l’offre à 1€ sans engagement.





Source link

A lire aussi

Laisser un commentaire