« On a pas profité de Mme Hechter, on a profité avec Mme Hechter »



En début d’audience, le président a pris soin de prévenir : « Dans ce genre de dossier, ce qui est compliqué, c’est qu’on entre dans la vie des gens… » Au tribunal correctionnel de Nanterre, ce 7 novembre, on entre d’abord dans celle de Jacqueline Chambon, célèbre mannequin dans les années 70, d’une grande beauté, décédée en février 2011. Tout le monde l’appelait « Jennifer », son nom de podium. Son mari, le créateur de mode Daniel Hechter, s’est constitué partie civile pour la représenter. « Ça a été l’une des premières femmes libres », dit-il au tribunal. « Elle était indépendante et a tout de suite gagné beaucoup d’argent… »

Face à lui, sur le banc, se trouve le couple d’employés de maison, casier vierge, qui ont travaillé des années au service des Hechter. Samir M. comparaît pour abus de faiblesse à l’encontre de Mme Hechter, blanchiment, faux et usage de faux ; Fatiha M. pour abus de faiblesse seulement, pour la période courant de 2004 à 2010. Au total, plus d’un million d’euros seraient en jeu.

Le couple Hechter s’est séparé en 1998, mais le divorce n’a jamais été prononcé et ils ont par la suite conservé des liens « très étroits ». L’argent, et a fortiori les problèmes d’argent, n’ont jamais été un problème pour Jennifer Hechter. Chaque année, son mari lui versait en deux fois la somme de 200.000 euros, à côté des 5.000 euros mensuels qu’il lui donnait en espèce. Il est vrai que Jennifer a toujours été une femme très généreuse. « A des amis dans le besoin, elle a pu donn

Pour lire les 84 % restants,
testez l’offre à 1€ sans engagement.





Source link

A lire aussi

Laisser un commentaire