« J’en avais gros sur la patate »


Depuis que son art de la natation synchronisée masculine lui a valu un césar du meilleur second rôle pour le film « le Grand Bain », Philippe Katerine est plus célèbre que ses chansons. A 50 ans, le gracieux hermaphrodite de la variété française revient avec le disque « Confessions », fort d’un demi-siècle de péchés polymorphes et de vies antérieures. Fils d’institutrice. Ex-étudiant en arts plastiques. Ex-animateur à la radio de Chantonnay, son village de Vendée. Ex-ouvrier, chez Citroën à Rennes, où il collait des autocollants Total sur les voitures, puis à l’abattoir de Saint-Fulgent où il cellophanait des poulets morts. Ex-prof de gym dans un lycée agricole. Ou encore président de la République dans le film « Gaz de France » de Benoît Forgeard. Dans ce nouveau disque aux rythmes rap et à dominante cochonne (Katerine serait-il le Francky Vincent du bocage ?), on croise Youporn et Ponce Pilate, mais aussi, dans un œcuménique esprit open barbecue, les chanteuses Camille et Angèle, les actrices Léa Seydoux et Jeanne Balibar ou le rappeur Oxmo Puccino. Rencontre avec un père de famille dadaïste, saisi par les démons de la cinquantaine.

Vous êtes le compagnon de Julie Depardieu. Sur votre album, on entend plusieurs fois votre beau-père, Gérard Depardieu. Notamment dans la chanson « Blond ».

C’est une chanson malfaisante sur la culpabilité occidentale. Pour l’interpréter, j’avais d’abord pensé à beaucoup de chanteurs blonds. Mais j’ai essuyé quelques refus. J’avais mon beau-père e

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L'Obs

Propos recueillis par Fabrice Pliskin





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