“Il ne me reste plus qu’à ouvrir ma braguette” ? »



Petite sacoche noire en bandoulière, il se présente à la barre en pantalon et veste de jogging bleu marine. Et en baskets. Il a 38 ans et travaille dans un magasin de sports. Il travaillait, plutôt, car c’est du passé : les faits qui l’amènent lundi 21 octobre devant le tribunal correctionnel de Lille lui ont valu son poste.

Derrière lui, une jeune femme de 22 ans en jeans et long gilet noir patiente sur un banc de bois de cette impressionnante salle aux murs de béton et au plafond si haut qu’il en est vertigineux. Tous deux ont été collègues au magasin de sport. Ils travaillaient en binôme. Elle était le plus souvent seule avec lui, en réserve, quand leurs collègues étaient dans le magasin. Elle était en CDD. Lui en CDI. En mai 2017, elle a porté plainte contre lui pour harcèlement et agression sexuelle.

« Je fais des blagues »

« C’était pratiquement tous les jours », énonce la présidente du tribunal avant de citer les termes dénoncés par la jeune femme : « j’ai un gros engin », « j’ai un gros bâton », « viens on va dans l’ascenseur ». Elle rapporte les propositions de relations sexuelles dans l’ascenseur, les chatouilles régulières sur les côtes au point, un jour, de faire tomber la jeune femme à genoux avant qu’elle ne s’entende dire : « Il ne me reste plus qu’à ouvrir ma braguette ». Après les faits, le prévenu les avait reconnus. « En partie », dit-il cependant aujourd’hui.

La présidente : « Confirmez-vous ces propos ? »

Le prévenu : « Je fais des blagues. »

La présidente : «&

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