la communauté internationale réagit aux propos de Macron sur l’Otan


Emmanuel Macron a jeté un pavé dans la mare jeudi 7 novembre, en jugeant l’Otan en état de « mort cérébrale » dans un entretien avec le magazine « The Economist ». Il y a notamment déploré le manque de coordination entre les Etats-Unis et l’Europe et le comportement unilatéral de la Turquie en Syrie, membre de l’Alliance atlantique. De Berlin à Moscou, les réactions ne se sont pas fait attendre.

La Russie a ainsi salué les paroles « sincères » du président français. « Ce sont des paroles en or. Sincères et qui reflètent l’essentiel. Une définition précise de l’état actuel de l’Otan », a écrit la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova sur sa page sur Facebook. Dans son entretien, le président français a cependant eu des mots sévères sur la Russie dont le modèle n’est selon lui « pas soutenable »

De son côté, Angela Merkel a déclaré ne pas partager la vision « radicale » d’Emmanuel Macron. « Je ne pense pas qu’un tel jugement intempestif soit nécessaire, même si nous avons des problèmes, même si nous devons nous ressaisir », a ajouté la chancelière allemande lors d’une conférence de presse avec le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg. Le président français a « utilisé des termes radicaux », ce qui « n’est pas mon point de vue au sujet de la coopération au sein de l’Otan », a fait valoir Angela Merkel.

« Un des partenariats stratégiques les plus importants »

Jens Stoltenberg a pour sa part estimé que l’Otan restait « forte », relevant que les Etats-Unis et l’Europe « travaillaient ensemble plus que nous ne l’avons fait depuis des décennies ».

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a pour sa part jugé, lors d’une conférence de presse à Leipzig, que l’Otan, créée en 1949, restait « historiquement un des partenariats stratégiques les plus importants ».

Il en a profité pour rappeler l’exigence de Donald Trump (qui avait lui-même qualifié l’Otan d’organisation « obsolète » en janvier 2017) aux pays membres de l’Alliance de « partager le fardeau » de son financement.

L’Otan à l’épreuve de Donald Trump

Dans son entretien avec « The Economist », Emmanuel Macron a estimé qu’il fallait « clarifier maintenant quelles sont les finalités stratégiques de l’Otan », plaidant à nouveau pour « muscler » l’Europe de la défense, à un mois d’un sommet de l’Otan prévu à Londres début décembre. Le chef de l’État s’est interrogé en particulier sur l’avenir de l’Article 5 du traité atlantique, qui prévoit une solidarité militaire entre membres de l’Alliance si l’un d’entre eux est attaqué.

L'Obs





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