Nemeth, buts marqués mais objectif raté



  • Andras Nemeth et la Hongrie sont éliminés de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA
  • Les Magyars ont perdu 3-2 face à l’Équateur lors de la dernière journée du Groupe B
  • Nemeth a inscrit les deux buts hongrois, dont un bijou

Même si elle aide à apprendre de ses erreurs, l’expérience est un bien grand mot quand on a seulement 17 ans. La sélection U-17 de Hongrie a disputé trois matches à Brésil 2019, elle a mené au score les trois rencontres. Mais elle n’en a gagné aucune et quitte donc le Brésil avec un excédent de bagage composé de regrets.

« C’est très dur. On a encore eu une opportunité de l’emporter, mais on a à nouveau craqué. J’ai du mal à l’expliquer. Ce doit être mental », tente d’analyser Andras Nemeth au micro de FIFA.com, à l’issue de la rencontre perdue 2-3 face à l’Équateur. « On s’était pourtant promis que cela ne se reproduirait plus. On avait mis les matches face au Nigeria et à l’Australie derrière nous et on était prêt à aller au combat pour celui-là.

Déçu, l’attaquant de Genk l’était peut-être plus que d’autres ce vendredi. Double buteur, il a ouvert la marque d’un magnifique enchaînement contrôle du genou-frappe sous la barre. « C’est vrai qu’il est beau ce but ! Je me serais bien consolé avec le Prix Puskas, mais j’ai du mal à penser qu’il puisse intégrer la liste des finalistes », plaisante-t-il. « Il y a quand même des plus beaux buts que celui-là, même parmi ma propre collection ! »

Le saviez-vous ?

En 2018, Andras Nemeth a été élu meilleur joueur d’un tournoi remporté par Genk au nez et à la barbe de géants du football mondial comme le Bayern Munich, Flamengo, le Real Madrid et le Sporting Portugal. Dans la foulée, le champion de Belgique en titre s’est empressé de prolonger le contrat du jeune prodige, dans l’espoir de tempérer les ardeurs des géants européens.

34 ans après

Au-delà de ses deux buts, l’avant-centre des Magyars a été, face à la Tri, l’un des meilleurs dans le jeu. Toujours disponible, il a pesé lourd sur la défense sud-américaine. « Je ne saurais dire si j’ai fait ou non un bon match. On a perdu, donc ça ne devait pas être assez. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour aider mon équipe », poursuit le natif d’Afrique du Sud, dont le papa est Hongrois. « C’était une grande chance pour moi et pour mon équipe de participer à cette Coupe du Monde. C’est triste que cela s’arrête là. »

La Hongrie s’est faite rare dans cette compétition. Cela faisait 34 ans que les Magyars n’y avaient plus participé. Cet écart entre deux participations (RP Chine 1985 et Brésil 2019) est d’ailleurs le plus long de l’histoire du tournoi. L’expérience de ce genre de tournoi a peut-être manqué.

« Au championnat d’Europe, toutes les équipes se ressemblent un peu. Le jeu est stéréotypé. On connaît les adversaires. En Coupe du Monde, on joue contre des équipes de différents continents, aux styles de jeu très différents. Là où d’autres équipes ont réussi à s’adapter, de notre côté nous nous n’y sommes pas parvenus », affirme Nemeth avant de conclure : « La leçon que je tire de ce tournoi, c’est que j’ai encore énormément de travail devant moi ! » Déjà, l’expérience qui parle ?

Le saviez-vous ?

La Hongrie présentait la moyenne d’âge la plus élevée de ce tournoi. Elle était la seule sélection dont les 21 joueurs présents étaient tous nés en 2002.



RMCSport

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