On a interviewé Jean-Paul Dubois, l’écrivain qui n’aime pas les interviews



Il avait dit, avec beaucoup de douceur, une pointe de fatigue et un petit accent qui chantonne : « Bien sûr, venez me voir à la maison… Mais ne vous emmerdez pas à faire une interview, on ne va pas s’embêter à parler du livre. » Ce n’était pas une coquetterie. Pour satisfaire son éditeur, Jean-Paul Dubois est venu trois jours à Paris, fin août, assurer la promotion de son dernier roman. Puis il a vite retrouvé sa longue baraque blanche, dans les faubourgs de Toulouse, où il cultive l’art délicat de changer les joints de sa piscine, de plaquer des accords jazzy sur son clavier Yamaha, de rouler du cannabis thérapeutique dans du cheddar pour apaiser les douleurs de sa chienne, de vivre.

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C’est là aussi que, une fois tous les trois ou quatre ans, il choisit le mois de mars pour rédiger, en trente et un jours, un excellent roman de 240 pages. Cette fois, c’est « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon », l’histoire à la fois drôle et bouleversante d’un gardien d’immeuble qui se retrouve en prison. Le roman figure dans la sélection finale du prix Goncourt, décerné ce 4 novembre. Jean-Paul Dubois ferait un magnifique lauréat. Mais tous les écrivains ne vivent pas la rentrée littéraire de la même façon.

« Mon travail, c’est faire un livre, pas en parler »

Pourquoi aimez-vous si peu les interviews ?

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Jean-Paul Dubois. Les livres, c’est à part dans ma vie, ç

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