Vinci dément des « discussions avec l’Etat » sur des indemnités de résiliation



Elisabeth Borne avait indiqué dimanche que l’Etat négociait avec le groupe de BTP une indemnité liée à l’abandon du projet de nouvel aéroport.

Vinci a démenti « formellement », lundi 15 avril, « l’existence de discussions avec l’Etat portant sur les indemnités de résiliation relatives au contrat de concession des aéroports du grand Ouest », à la suite de l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont il devait être le concessionnaire. L’entreprise candidate à la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) « dément également avoir formulé une quelconque demande d’indemnisation chiffrée » et indique en outre ne pas avoir « reçu de notification de résiliation du contrat de concession ».

Dimanche, la ministre des Transports Elisabeth Borne avait indiqué sur France 3 que l’Etat négociait avec le groupe de BTP une indemnité liée à l’abandon du projet de nouvel aéroport, et déclaré : « Ils (Vinci) ont parlé de quelques centaines de millions d’euros, tandis que nous parlons de quelques dizaines » de millions.

Interrogée pour savoir si Vinci serait « un bon candidat » à la reprise d’Aéroports de Paris (ADP), une privatisation vivement contestée par l’opposition, elle avait évoqué un groupe « qui a une grande expérience aéroportuaire ». Récusant l’idée que le choix du groupe de BTP pourrait faire figure de « compensation à l’abandon de Notre-Dame-des-Landes », comme l’ont affirmé des députés de l’opposition lors de vifs débats sur la privatisation jeudi à l’Assemblée, la ministre a affirmé : « Cela ne marche pas comme ça ».



FranceTVinfo

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