DIRECT. Emmanuel Macron est arrivé en Corse pour son dernier déplacement dans le cadre du grand débat national



Ce qu’il faut savoir

Dernière étape du grand débat national. Emmanuel Macron est arrivé jeudi 4 avril en Corse pour son 15e et dernier débat, qui s’annonce tendue. Les nationalistes corses appellent à une opération « île morte », une première depuis des années. Les deux hommes forts de l’île, le président du conseil exécutif Gilles Simeoni comme celui de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni ont décidé de boycotter la réunion prévue à Cozzano avec des maires de toute l’île.

« Isula morta »Précédé d’un gros dispositif de sécurité, le chef de l’Etat a atterri vers 11 heures. Il se rend dans le village de Cozzano, pour rencontrer des maires corses. La coalition nationaliste Pè a Corsica a appelé à une demi-journée « isula morta » (« île morte ») pendant le débat. Le puissant syndicat des travailleurs corses STC a demandé à ses membres de venir à midi avec des drapeaux corses devant la préfecture d’Ajaccio et la gare de Bastia. Des militants nationalistes ont aussi collé des drapeaux corses tout au long du parcours qu’Emmanuel Macron devait emprunter pour rejoindre la préfecture. Initialement, il avait en effet été envisagé qu’il y dorme mercredi soir.

Dialogue impossible. Les dirigeants nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni ont invité le chef de l’Etat à s’exprimer devant les élus de l’Assemblée de Corse, mais il a aussitôt refusé, tout en leur proposant de les rencontrer à Cozzano ou ultérieurement à Paris. Une « rebuffade » pour les nationalistes qui eux aussi assurent chercher le dialogue. Conséquence, jeudi après-midi, non seulement les parlementaires nationalistes seront absents, mais aussi une bonne partie des maires. Sur les 360 invités, 150 seulement ont répondu présent, autant pour des raisons politiques que pratiques.

Quels sujets aborder ? Avec les maires présents, Emmanuel Macron compte de préférence aborder d’abord les problèmes quotidiens plutôt que les revendications jugées « totémiques » des nationalistes : autonomie, obligation de la langue corse jusqu’en terminale ou retour des prisonniers détenus sur le continent.



FranceTVinfo

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