Blaquart espère « beaucoup de progrès sur l’utilisation de la VAR »



Une cinquantaine de supporters de Nîmes ont bravé l’interdiction préfectorale de se rendre à Saint-Etienne, ce lundi soir. Ils ont dû repartir de Geoffroy-Guichard avec un goût amer. Leurs Crocos ont bien secoué les Verts, dans la foulée du but rapide d’Antonin Bobichon (2e). Mais ils n’ont pas pu prendre le moindre point dans ce match de la 30e journée de Ligue 1 à cause de l’égalisation de Rémy Cabella (24e) puis surtout du but de la victoire stéphanoise signée Robert Beric (80e). Un scénario contraire, comme deux décisions arbitrales.

A vingt minutes du terme, d’abord. Sur un centre de la droite, Umut Bozok cherche à placer sa tête dans la surface de Stéphane Ruffier. Mais Neven Subotic plante ses crampons sur la tête de l’attaquant nîmois en venant de l’arrière. Une intervention qui aurait pu, et certainement dû, valoir un penalty en faveur de Nîmes. Seul problème, l’arbitre Karim Abed et ses assistants vidéo n’ont pas bronché… Pas de VAR, pas de penalty.

« La touche était pour nous »

Dix minutes plus tard, Robert Beric crucifie Paul Bernardoni. Là, le VAR intervient pour assurer que le Slovène n’est pas hors-jeu. Rien à dire sur ce point. Sauf que la touche à l’origine de l’action ne devait pas être en faveur de Saint-Etienne, mais de Nîmes. « Par rapport au but de Beric, la VAR n’intervient que dans certaines situations. L’arbitre dit qu’on n’a pas à revenir sur une touche si on s’est trompé sur la décision, explique l’entraîneur nîmois Bernard Blaquart. Cela n’entre pas dans le protocole. C’est que l’arbitre nous a expliqué à la fin. »

Mais sur le terrain, la touche accordée aux Verts a visiblement perturbé les Crocos. « Les joueurs savent que la touche était pour nous et, du coup, ne se replacent pas comme il aurait fallu, regrette Bernard Blaquart. La touche était pour nous. Je pense aussi qu’il y a penalty sur Bozok. Il y a encore beaucoup de progrès à faire sur l’utilisation de la VAR. » Dans l’autre camp, Jean-Louis Gasset a bien conscience que le VAR lui a fait une fleur.

« C’est vrai qu’il est à notre avantage, ce soir, reconnait l’entraîneur de Saint-Etienne. Sur la passe de Valentin Vada, Robert n’était pas hors-jeu. J’étais en tribune et j’ai vu le premier ralenti, il n’était pas hors-jeu. Nous n’avons, en réalité, pas été avantagés. La touche réclamée par les Nîmois ? Ce ne sont que des détails… Je n’ai pas vu. » Ce qui n’est pas un détail, c’est la 4e place des Verts, qui ont doublé l’OM ce lundi.  





RMCSport

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