Des élus du Rassemblement national, des Républicains et de la France insoumise boycottent un débat à l’Elysée



Emmanuel Macron reçoit vendredi à l’Elysée quelque 170 élus des Hauts-de-France pour son 14e grand débat

Un débat… et beaucoup d’absents. Vendredi 29 mars, Emmanuel Macron reçoit à l’Elysée quelque 170 élus des Hauts-de-France pour son 14e grand débat, qui s’annonce moins consensuel que les précédents… La raison ? Le boycott des parlementaires du Rassemblement national, des Républicains, de la France insoumise et des communistes.

Sur les 200 élus, une trentaine manquaient à l’appel au début du déjeuner dans la salle des fêtes de l’Elysée, dont la députée Marine Le Pen (RN), en déplacement à La Réunion, et la maire de Lille Martine Aubry (PS), absente pour conflit d’agenda. Au début du déjeuner, le ministre Sébastien Lecornu, co-organisateur du grand débat, a salué « le sens républicain » des élus présents, dont le président de la région Xavier Bertrand (ex-LR).

Les cinq parlementaires du PCF des Hauts-de-France, le secrétaire national Fabien Roussel en tête, ont fait un coup d’éclat en entrant dans le palais avant d’en ressortir quelques minutes plus tard. « Nous avons remis les cahiers de doléances » du grand débat, a expliqué Fabien Roussel, en regrettant que la parole ne soit pas donnée aux parlementaires, juste aux maires. « Lorsque tout le monde sera assis, Emmanuel Macron va descendre tel le marquis et puis ça va durer cinq heures », a-t-il dénoncé.

Cette réunion a été boycottée par les députés LFI de la région François Ruffin, Adrien Quattenens, Ugo Bernalicis. Mais le premier était présent à proximité de l’Elysée en organisant un bref pique-nique sur une pelouse proche des Champs-Elysées en compagnie d’une vingtaine de personnes venues de Picardie, dont un « gilet jaune », des parents d’élèves et un employé d’un sous-traitant de Whirlpool. « Je ne me voyais pas deviser courtoisement autour de nappes blanches et d’une vaisselle à 500 000 euros », a-t-il dénoncé.

L’invitation a également été refusée par les sept parlementaires LR des Hauts-de-France et les députés RN Bruno Bilde et Ludovic Pajot (Pas-de-Calais) et Sébastien Chenu (Nord). Mais les maires de ces partis sont présents au déjeuner. Quant à Xavier Bertrand (ex-LR), il a indiqué vouloir saisir l’occasion pour réclamer « une nouvelle étape de la décentralisation » et plaider pour « une forme de new deal entre l’État et les collectivités locales ».



FranceTVinfo

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