Ces joueurs menacés par le retour de Zidane



L’annonce du retour de Zinedine Zidane sur le banc du Real Madrid, moins de dix mois après sa démission surprise, a pris tout le monde de court. Et ne sera pas sans conséquence dans le vestiaire madrilène. Alors que la presse espagnole se remet de ce chamboulement post-élimination en huitième de finale de Ligue des champions par l’Ajax, plusieurs joueurs pourraient déjà songer… à faire leurs valises.

Bale, départ obligatoire?

Le cas le plus simple à régler sera sans doute celui de Gareth Bale. Déjà en délicatesse avec le manager français en fin de saison dernière – avant de claquer le doublé de la victoire en finale de Ligue des champions contre Liverpool… en sortie de banc – le Gallois a vécu une saison aussi galère sous Julen Lopetegui et surtout Santiago Solari.

Désormais sur le banc, l’ancien joueur de Tottenham n’a plus la tête au Real. En témoigne son départ avant même la fin du clasico perdu contre le Barça (1-0) en championnat. Et ce n’est pas un allié qui débarque chez les Merengue. Sans cesse blessé, Gareth Bale restait plutôt froid en février, en évoquant sa relation avec Zinedine Zidane. « Je ne dirais pas que nous étions les meilleurs amis, c’était juste une relation professionnelle normale », estimait-il dans FourFourTwo. Voilà qui ne sent guère des soirées endiablées post-match…

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Isco, le départ crève-cœur?

Petit chouchou du public, Isco n’a finalement jamais trouvé cette place de cadre qui lui était promise. Lors de la meilleure saison de Zinedine Zidane dans la peau de coach du Real Madrid – celle du doublé Liga-Ligue des champions en 2017 – l’ailier espagnol s’était avéré indispensable. Mais souvent en sortie de banc. Un rôle qu’il n’est jamais réellement parvenu à faire oublier.

L’arrivée de Julen Lopetegui ressemblait fort à une montée en fonction du joueur de la Roja. Mais elle n’a pas duré, la faute à l’arrivée de Santiago Solari mais surtout à cette inconstance dont parlait déjà Zidane la saison dernière. « Quand un joueur n’a pas le rôle qu’il voudrait dans son équipe, ni la continuité souhaitée, les matchs en sélection redonnent vie, expliquait Isco après son triplé contre l’Argentine. J’ai la confiance de l’entraîneur ici et j’ai l’envie de travailler et de m’améliorer pour être titulaire dans mon club et en sélection. Au Real, je n’ai pas la confiance dont un joueur a besoin, mais peut-être que je ne l’ai pas méritée face aux excellents joueurs qui sont là. Je veux démontrer à l’entraîneur (Zidane) qu’il peut compter sur moi. »

Sauf qu’à 26 ans, Isco n’est plus le grand espoir qu’il fut jadis. A cet âge où les joueurs sont amenés à enchaîner les matchs, façon cadre du vestiaire, le joueur pourrait être tenté de céder enfin aux sirènes de l’étranger… voire du Barça, qui ne le laisserait pas insensible selon la presse espagnole? D’autant que Zidane, qui arrive dans un contexte de crise, va sans doute devoir s’atteler à une refonte complète de l’effectif. En s’appuyant sur des joueurs qu’ils jugent comme ayant les épaules. Ce qu’Isco ne lui a pas (encore ?) prouvé avec constance.

Marcelo, déjà la tête ailleurs?

Le cas de Marcelo est différent, car il ne relève pas tellement d’un problème de relation entre le joueur et son ex et futur entraîneur. Visiblement hors de forme, le Brésilien cire le banc cette saison. Et quand il joue… il inquiète. Les rumeurs l’annonçant sur le départ pour rejoindre son ami Cristiano Ronaldo à la Juve n’y seraient-elles pas étrangères?

« C’était un départ étrange, racontait le latéral madrilène à Esporte Interativo en février. C’était un communiqué et la plupart d’entre nous n’étaient pas au courant, ce fut un choc. Nous parlions tous les jours. Il s’intéressait à moi et me défendait. C’était pour moi un très grand, un professionnel, pas seulement pour les titres. Il me défendait beaucoup et moi je donnais tout pour lui, je courais, je me battais, je jouais blessé. J’ai pratiquement donné ma vie pour Zidane. » Depuis, la donne a changé sur un plan purement sportif. Et sa brouille avec Sergio Ramos ce week-end en est une preuve de plus.

Ceballos, pas envie de cirer le banc

Arrivé en 2017 avec l’étiquette de grand espoir après ses performances à l’Euro U21, Dani Ceballos n’a jamais trouvé sa place au sein de l’effectif madrilène. 12 matches seulement la saison passée en Liga, un peu plus cette année (20, dont 11 en tant que titulaire). Par crainte d’un manque de temps de jeu et parce que Zinedine Zidane ne lui donnait pas l’assurance d’une augmentation de celui-ci, le joueur de 22 ans pourrait demander à partir, au moins en prêt.

Les flops Llorente et Mariano

Entre un Marcos Llorente qui n’a jamais trouvé sa place et un Mariano Diaz cantonné à l’infirmerie pour d’éternelles douleurs au nerf sciatique, il y aura sans doute un ménage à faire dans les seconds couteaux de la Maison blanche. Une étiquette difficile à placer sur Keylor Navas, gardien si décrié sous l’ère Zidane mais si précieux dans la conquête d’une triple Ligue des champions. Sauf que l’arrivée de Thibaut Courtois à reléguer le gardien au second plan.

Que faire de Ramos?

L’éternel capitaine, en tribune lors du naufrage du Real contre l’Ajax (4-1) pour avoir pris un carton jaune (volontaire) synonyme de suspension, celui qui incarne depuis plusieurs saisons cette rage de vaincre du Real Madrid pourrait-il partir ? Difficile de l’imaginer raisonnablement. Sur ce dossier, Zinedine Zidane ne sera sans doute pas l’éventuel « problème ».

Reste que l’influence presque absolue du défenseur – qui avait connu quelques tensions sans grande conséquences avec l’entraîneur français avant la finale de la Ligue des champions (pour une histoire de préparation et de voyage plus ou moins anticipé à Kiev) – ferait grincer quelques dents.

Mais difficile d’imaginer que l’ancien Sévillan, sportivement encore indiscutable dans le onze madrilène et véritable symbole de l’équipe, fasse les frais du retour de Zidane. Il ressemble plutôt fort à un cadre-repère pour le manager tricolore, malgré une tendance à jouer les chefs (en témoigne cette brouille avec Marcelo ce week-end). Après tout, le retour du champion du monde 1998 prouve que rien n’est impossible.





RMCSport

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