un emprunt de 140 millions d’euros pour financer la dette



Le Tribunal arbitral du sport décidera, d’ici la fin du mois, si le PSG et Manchester City ont bien respecté les règles du fair-play financier et peuvent donc recruter sans crainte l’été prochain. Pendant que les « nouveaux riches » sont contraints de se justifier, le Barça trouve des parades pour financer sa dette. 

Le club a fait appelle à des fonds d’investissement américains pour se faire prêter 140 millions d’euros, d’après une enquête du journal espagnol El Pais. Ce que le club a confirmé au quotidien. Un emprunt sur cinq ans, avec un taux d’intérêt atteignant 1,8%, que le FC Barcelone présente comme une mesure de confort plus qu’une nécessité absolue, rappelant avoir enchaîné six exercices en dégageant des bénéfices. Le club afficherait une dette nette totale de 160 millions d’euros… jusqu’à 200 millions pour certaines sources.

Le principe de la « dette acceptable »

Le champion d’Espagne se financerait donc à crédit, et non uniquement à partir de sa trésorerie. Deux poids, deux mesures dans le traitement des clubs européens, sur le dossier du fair-play financier? Si les équipes ne peuvent théoriquement pas dépenser plus que ce qu’ils gagnent, un point du règlement UEFA semble laisser une place à ce genre de pratiques. 

L’instance européenne évoque notamment le concept de « dette acceptable »: « Une dette, y compris pour monétiser des revenus futurs, pour financer les besoins de trésorerie, comme les salaires et les indemnités de transfert ou les déficits de trésorerie à court terme peut créer des problèmes et doit être gérée efficacement », précise le règlement. Tout est donc dans l’efficacité de la gestion de la dette. 

« Le FC Barcelone aurait donc, par hypothèse, fait validé auprès de l’Instance de contrôle financier des clubs de l’UEFA (ICFC) la soutenabilité et la viabilité de son emprunt en mettant en avant l’accord conclu avec les deux fonds d’investissement américains et en garantissant des retours sur investissement durables », précise notre consultant économie pour RMC Sport Pierre Rondeau. Là où le PSG est contrôlé par l’UEFA pour « gestion dangereuse et incertaine ». 

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Pas les mêmes facilités de crédit pour le PSG

« Depuis 2016, poursuit Pierre Rondeau, la croissance moyenne annuelle des revenus du PSG est supérieure à 4%. Et les ressources devraient encore grossir avec les nouvelles dotations droits TV de la Ligue des champions et la revalorisation de la Ligue 1 en 2020. » Le club de la capitale se voit notamment reprocher ses accords de sponsoring avec des sociétés en lien direct avec le Qatar. 

Le PSG ne peut prétendre imiter le Barça en contractant un prêt auprès d’une banque qatarienne ou américaine. « L’organisme gouvernemental Tracfin, qui lutte contre le blanchiment, exige que l’argent de tel ou tel investisseur potentiel transite par une banque française. Or, ces dernières rechignent depuis 2014 à accorder des crédits à des clubs de football », précise notre consultant économie.

Ce qui complique donc la tâche pour le club de Ligue 1, qui ne semble pas bénéficier d’autant d’options que ses concurrents européens. Potentiellement un argument que pourra présenter le PSG, en cas de jugement défavorable à son encontre de la part du TAS. 





RMCSport

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