l’inquiétude des professionnels du BTP



Un engin de chantier consomme environ 80 litres de fioul par jour, soit du gazole non routier. En janvier, le litre de GNR aurait dû coûter 1,30 euro, au lieu de 0,80 centime aujourd’hui. En tout, cette entreprise de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) aurait dû payer 150 000 euros supplémentaires, soit 10% de son bénéfice. Ce moratoire de six mois sur la hausse de la taxe est donc une bonne nouvelle, mais le patron dénonce toujours une injustice. « Pourquoi pénaliser le BTP, alors que c’est là où l’on forme le plus de jeunes non qualifiés ? C’était une vraie injustice, même si elle n’est pas complètement levée », estime Francis Dubrac.

Sur le chantier, les salariés ne sont pas non plus sereins. « Moi je pense qu’ils vont clairement faire ce qu’ils veulent. C’est reculer pour mieux sauter », explique Chloé Pagot, salariée auprès de l’entreprise. Dans toute la profession, ce sont 700 millions d’euros que les entreprises n’auront pas à débourser. Dans les six prochains mois, les professionnels espèrent une suppression définitive de cette taxe.

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