« Une polémique politicienne » estime Sébastien Lecornu



Le ministre en charge des Collectivités territoriales a tenu à répondre au vice-président de l’Association des maires de France qui a estimé que l’absence du président était « un extraordinaire pied de nez à la décentralisation. »

« Je vois bien que certains veulent faire de l’absence d’Emmanuel Macron au congrès des maires un événement politique et une polémique politicienne, là où il n’y avait rien à redire par le passé », a indiqué vendredi 16 novembre sur franceinfo Sébastien Lecornu, alors que le congrès se tient du 19 au 22 novembre. Le ministre en charge de la Cohésion des territoires répond ainsi à  André Laignel, le premier vice-président PS de l’Association des maires de France (AMF), qui avait estimé jeudi 15 novembre sur franceinfo que l’absence d’Emmanuel Macron au congrès était « un extraordinaire pied de nez à la décentralisation ». 

« J’ai du mal à comprendre les propos du vice-président de l’AMF », a expliqué Sébastien Lecornu, avant d’ajouter : « Moi, en tant que ministre chargé des Collectivités territoriales, je ne suis toujours pas invité au congrès, la semaine prochaine. Mais c’est forcément une erreur matérielle, je pense qu’elle sera corrigée, mais vous voyez, moi je n’appelle pas les médias pour venir commenter cela ».

François Hollande n’est pas, lui non plus, allé chaque année au congrès des maires : il y est allé trois fois sur cinq. Nicolas Sarkozy, avant lui, y est allé trois fois sur cinq.Sébastien Lecornusur franceinfo

Le ministre a tenu à préciser que « les maires seront invités à l’Élysée pour une rencontre mercredi soir, le bureau de l’association des maires de France sera également convié à une réunion de travail avec plusieurs membres du gouvernement et le président de la République mercredi après-midi. Et puis, le Premier ministre, c’est quand même le deuxième personnage de l’État. Lui, bien évidemment, est annoncé pour ce jeudi, pour ce congrès des maires », a indiqué Sébastien Lecornu.

L’an dernier, au congrès annuel des maires, Emmanuel Macron a été chahuté. « Cela n’a strictement rien à voir ! D’ailleurs, il avait été légèrement chahuté au début et ensuite, à la fin, largement applaudi. Nous avons passé la semaine dernière notre itinérance dans le Grand Est et dans les Hauts-de-France, au contact des élus qui sont parfois loin de partager nos convictions politiques, avec le président de la République, et le dialogue a été fructueux », a répondu Sébastien Lecornu. Il faut, d’après lui, une relation « mature » entre « les collectivités territoriales de France qui ont besoin de l’État, et les représentants de l’État qui ont besoin des élus pour réussir les grandes transformations du pays ».



FranceTVinfo

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